Les enfants sont élevés par leurs parents, les grands-parents aident parfois les parents à les élever, les arrières grands-parents se contentent de les regarder vivre.
Ces chers petits
Tristan Enora et Maëlle
Arnaud Rémi et Gabriel
Un peu de moi coule en leurs veines
C'est pour cela que je les aime
Moi qui suis l'arrière grand-mère
J'ai peu donné mais tout de même
Sans moi seraient-ils ainsi?
Qui peut me le dire aujourd'hui?
Que m'a pris la rousse Maëlle?
Sûrement pas sa chevelure,
Et qu'a pris Arnaud le rebelle,
Qui rêve d'épée et d'armure?
Tristan aime la poésie
C'est ce qui nous unit peut-être,
Enora petite chipie
A -t-elle pris ma façon d'être?
Que m'ont pris les deux jeunes frères?
Leurs yeux noirs ne sont pas les miens
Gabriel a du caractère
En Rémi je vois Sébastien
.
J'ai sept petits enfants, trois garçons, quatre fille, Emilie est la benjamine, "Cousine sept" C'est ainsi qu'elle se nomme. Dernièrement; avec sa maman, ma fille, nous lui avons rendu une brève visite, trois jours c'est peu mais ce fût agréable. J'ai ainsi pu connaître quelques coins de Provence et vivre quelques heures près des petits enfants.
Emilie
Je viens de Valensole pays des amandiers
Qui sent bon la lavande et la fleur d'oranger
C’est là que désormais vit petite Emilie
Qui a laissé nos montagnes pour suivre son ami
Ma petite Milie chère petite fille
La dernière des sept devenue jeune fille
Je la revoie courant lorsqu'elle était enfant
Elle court sur les chemins ses blonds cheveux au vent
Aujourd'hui je l'ai vue elle court en Provence
Joyeuse et souriante elle paraît heureuse
Dans son nid haut perché et ses rues tortueuses.
Sautillante et légère au pays des cigales
Elle est pareille au gave de sa ville natale
Et pour moi sa grand-mère c'est un bain de jouvence
Nouvelle petite poêsie écrite il y
a plusieurs années déjà
Coup de soleil
Sur la montagne où je
suis
Je ne sais laquelle, ma tête
Tout comme mon esprit
N'a pas les idées très nettes.
Il y a l'éclatant soleil;
Les senteurs des herbes, ia brise,
Un oiseau sur le ciel vermeil
Tout cela peut-être me grise.
J'ai pourtant l'air de marcher droit
C'est l'étroit sentier qui zigzague
Et je ne comprends pas pourquoi
Mon regard se perd dans le vague.
Mains sur les hanches je réfléchis
Je veux rassembler mes pensées
Du moins j'essaie, mais je ne puis
tout se brouille dans mes pensées
Alors, au creux d'un rocher bas
J'avise une pierre propre,
Lisse, je m'y assieds, et là,
J'attends que tout rentre dans l'ordre.
Et décembre te revoilà
Avec tes brumes et tes frimas
Avec l'hiver et son cortège
De pluies de vents et puis de neiges
Et décembre te revoilà
Avec la nuit qui tôt s'abat
Sur la ville qui s'illumine
Sous des guirlandes qui scintillent
Et décembre te revoilà
Et Noël approche à grands pas
Avec sur le dos son fardeau
Chargé de voeux et de cadeaux
Il y à déjà bien longtemps, mon époux avait peint un carton tout noir avec un gros rond rouge en son centre.
Il avait intitulé son oeuvre "Nuit de fièvre" J'ai voulu à ma manière montrer comment je voyais ces nuits cauchemardesques.
Nuit de fièvre
Dans un ciel flamboyant surgit un flot de braises
Qui retombe en fumant sur l'acier de longs glaives.
Ne laisse pas tomber sur moi ces hallebardes
Seigneur! Si je t'ai offensé c'est par mégarde.
Je veux fuir, veux détourner la tête, mais mes yeux
Emplis d'effroi ne quittent pas ce coin des cieux
Qui malgré ses feux ne peut réchauffer la terre
Je frissone et je pleure, je fais une
prière.
Épargne moi mon Dieu, j'aimerai mon prochain
Je ne pêcherai plus, partagerai mon pain.
Dans mon corps pétrifié circule un sang glacé
Et je tombe à genou sur le sol verglacé.
Immergeant dans la nuit peuplée de ses démons
Je me laisse emporter vers un gouffre profond.
Tout s'assombrit, mon corps vaincu s'apaise enfin...
Et soudain je vois poindre, les clartés du matin.
Il y à déjà plusieurs années, ma soeur, celle que l'on nomme Fafane, nous avait conviés à déjeuner afin de déguster
ensemble une poule faisane que son époux chasseur venait de capturer. Maman, qui vivait à cette époque avec moi, me demanda d'écrire un petit compliment pour l'occasion. C'est fait, lui dis-je,
j'ai eu trois pensées pour ma soeur, te conviennent-elle? Les voici.
Lorsque je pense à ma soeur
A toi ma chère soeur
Toi qui me dis experte
Dans l'art de composer
Compliments et sonnets
Toi qui avec bonheur
Dans ce bel art excelles
J'ose à peine dédier
Ce bien humble billet
Ma chère soeur Fafane
Qui pour nous aujourd'hui
Longuement t'es penchée
Surla poule
faisane
Si vaillamment plumée
Et que d'heures passées
Sur les
pâtisseries
Bien joliment dressées
Ah! ma très chère
soeur
Saurais-je te l'écrire
Ce qui se cache en moi
Que je garde en mon coeur
Qu'une pudeur extrême
M'empêche de te dire
Que pourtant tu perçois
Car tu sais quand l'on t'aime.
Me voici de retour, diverses occupations, plus des ennuis d'internet, m'ont tenue éloignée de mon blog. J'y reviens
aujourd'hui avec, (encore) deux anniversaire fêtés il y à plusieurs années déjà.
Sur le chemin des âges
Bonjour à vous, mes soeurs, belles quinquagénaires
Qui assumez gaiement votre maturité
Vous qui vous balancez entre deux cinquantaines
A vous qui nous conviez à l'heureux jubilé.
Il est bien sûr grisant d'atteindre l'apogée
De toucher le sommet et, du haut de ces lieux
Voir gravir les plus jeunes décroître les aînés
Qui suivent les sentiers tracés par leurs aieux
Mais nous vous en prions, mes soeurs, ralentissez
Savourez les bonheurs de ce point culminant
Car plus vous descendrez, plus vous nous pousserez
Nous qui sommes déjà sur l'envers du versant.
Un fugitif regret nous effleure
parfois
Nous qui savons pourtant combien la pente est douce
Agréable à nos pas ensemencée de
joies
Tout comme sur la face où la vie prend sa source.
S'il est vrai que jamais sur le chemin des âges
Vous ne nous rejoindrez, nous serons près de vous
Demain, mes soeurs, nous recouvrirons vos visages
D'innombrables baisers, ils seront des plus doux
Pour toi qui de toujours fût la petite soeur,
Celle que l'on vit naître, notre soeur bien aimée.
Emplis de nos tendresses pour notre chère soeur,
Pour vous qui fût choisie, notre soeur adoptée.
Anne-Marie,
ma fille
Il y à
quelques années j'avais écrit pour elle un petit poème, je l'ai perdu, je ne sais ce qu'il est devenu, peut-être mis à la poubelle au milieu de divers brouillons. Je sais que je ne lui ai pas
donné car Anne-Marie n'est pas très attirée par la poésie, elle préfère philosopher. Dans ce poème, je la voyais allongée sur son canapé, entourée des volutes de fumée s'échappant d'une
cigarette, le regard fixé sur un tableau qu'elle venait de s'offrir. Ce tableau représentait un champs de blé et parmi l'or de ses épis surgissaient de rouges coquelicots. C'est beau un
coquelicot et si fragile, ses larges pétales froissés pareils à des rubis s'harmonisent à merveille avec le noir bleuté de son coeur.
Anne-Marie est née un jour de carnaval, c'est pour cette raison, peut-être qu'elle aime faire la fête. Ses amis sont nombreux ,elle
aime recevoir, voir du monde, pouvoir discuter à loisir. C'est de son père qu'elle tient cela car moi je suis plutôt une solitaire, bien qu'à l'occasion j'aime converser aussi, en petit comité.
Dimanche dernier Anne-Marie nous a conviés à partager son repas pour que nous fêtions ensemble son anniversaire. La journée fût agréable, ensoleillée et malgré un brin de fraîcheur nous avons
pris l'apéritif sur la terrasse, le café également. Le repas terminé, les bougies soufflées, je ne sais qui a demandé un discours. C'est difficile de faire un discours lorsqu'on est pris à
l'improviste, mais ma chère fille s'en est bien sortie, elle a, entre autre, remercié ses frères de lui avoir donné des belles soeurs sympathiques et a loué l'entente qui nous unissait mes
soeurs et moi.
Jean-Paul sous les tropiques
Nos esprits vagabonds s'envolent vers les îles
Celles des Amériques les lointaines Antilles
Nos pensées vont vers toi cher enfant exilé
Parmi les bananiers et les palétuviers
Nous te voyons assis sous un arbre géant
Respirant l'air marin du proche océan
Te grisant des attraits des rives atlantiques
Inondées de soleil sous le ciel des tropiques
Pour apaiser ta peine vaincre ta nostalgie
La mer des Caraïbes gentiment te convie
A jouir de la splendeur des récifs de coraux
Immergés sous le bleu transparent de ses eaux
Ainsi nous t'aimerions rêvant sur le lagon
En savourant les fruits des grands philodendrons
Ou, quand le soir déploie ses pourpres oripeaux,
Voguant sur un rafiot balancé par le flot
Reviendras-tu bientôt voir nos monts triomphants
Tout dorés de lumière à l'heure du couchant?
A l'heure ou nos regards au delà du vallon
Cherchent à imaginer le lointain horizon.
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