Lundi 5 octobre 2009

       Il y à déjà bien longtemps, mon époux avait peint  un carton tout  noir avec un gros rond rouge en son centre. Il avait intitulé son oeuvre "Nuit de fièvre" J'ai voulu à ma manière montrer comment je voyais ces nuits cauchemardesques.

                                   Nuit de fièvre

     Dans un ciel flamboyant surgit un flot de braises
     Qui retombe en fumant sur l'acier de longs glaives
     Ne laisse pas tomber sur moi ces hallebardes
     Seigneur! Si je t'ai offensé c'est par mégarde.

     Je veux fuir, veux détourner la tête, mais mes yeux
     Emplis d'effroi ne quittent pas ce coin des cieux
     Qui malgré ses feux ne peut réchauffer la terre
     Je frissone et je pleure, je fais une prière.
 

     Épargne moi mon Dieu, j'aimerai mon prochain

     Je ne pêcherai plus, partagerai mon pain.

     Dans mon corps pétrifié circule un sang glacé

     Et je tombe à genou sur le sol verglacé.

     Immergeant dans la nuit peuplée de ses démons
     Je me laisse emporter vers un gouffre profond.
     Tout s'assombrit, mon corps vaincu s'apaise enfin...
     Et soudain je vois poindre, les clartés du matin.

        

Par lasarsanaise
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Samedi 18 juillet 2009

       Il y à déjà plusieurs années, ma soeur, celle que l'on nomme Fafane, nous avait conviés à déjeuner afin de déguster ensemble une poule faisane que son époux chasseur venait de capturer. Maman, qui vivait à cette époque avec moi, me demanda d'écrire un petit compliment pour l'occasion. C'est fait, lui dis-je, j'ai eu trois pensées pour ma soeur, te conviennent-elle? Les voici.
  

Lorsque je pense à ma soeur

       A toi ma chère soeur
       Toi qui me dis experte
       Dans l'art de composer 
       Compliments et sonnets
       Toi qui avec bonheur
       Dans ce bel art excelles
       J'ose à peine dédier
       Ce bien humble billet

       Ma chère soeur Fafane
       Qui pour nous aujourd'hui
       Longuement t'es penchée
       Surla poule faisane

       Si vaillamment plumée

       Et que d'heures passées

       Sur les pâtisseries

       Bien joliment dressées

       Ah! ma très chère soeur 
       Saurais-je te l'écrire
       Ce qui se cache en moi
       Que je garde en mon coeur
       Qu'une pudeur extrême
       M'empêche de te dire
       Que pourtant tu perçois
       Car tu sais quand l'on t'aime. 



      
Par lasarsanaise
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Mardi 16 juin 2009

        Me voici de retour, diverses occupations, plus des ennuis d'internet, m'ont tenue éloignée de mon blog. J'y reviens aujourd'hui avec, (encore) deux anniversaire fêtés il y à plusieurs années déjà.


              Sur le chemin des âges

            
Bonjour à vous, mes soeurs, belles quinquagénaires
                 Qui assumez gaiement votre maturité
          Vous qui vous balancez entre deux cinquantaines
               A vous qui nous conviez à l'heureux jubilé.
               Il est bien sûr grisant d'atteindre l'apogée
             De toucher le sommet et, du haut de ces lieux
             Voir gravir les plus jeunes décroître les aînés
             Qui suivent les sentiers tracés par leurs aieux

          Mais nous vous en prions, mes soeurs, ralentissez
             Savourez les bonheurs de ce point culminant
        Car plus vous descendrez, plus vous nous pousserez
             Nous qui sommes déjà sur l'envers du versant.
 
                  Un fugitif regret nous effleure parfois 
        Nous qui savons pourtant combien la pente est douce 
                  Agréable à nos pas ensemencée de joies 
           Tout comme sur la face où la vie prend sa source.

            S'il est vrai que jamais sur le chemin des âges
        Vous ne nous rejoindrez, nous serons près de vous
         Demain, mes soeurs, nous recouvrirons vos visages
           D'innombrables baisers, ils seront des plus doux
                Pour toi qui de toujours fût la petite soeur,
            Celle que l'on vit naître, notre soeur bien aimée.
           Emplis de nos tendresses pour notre chère soeur,
              Pour vous qui fût choisie, notre soeur adoptée. 


 

Par lasarsanaise
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Lundi 30 mars 2009

 

 


Anne-Marie,
                   ma fille


          Il y à quelques années j'avais écrit pour elle un petit poème, je l'ai perdu, je ne sais ce qu'il est devenu, peut-être mis à la poubelle au milieu de divers brouillons. Je sais que je ne lui ai pas donné car Anne-Marie n'est pas très attirée par la poésie, elle préfère philosopher. Dans ce poème, je la voyais allongée sur son canapé, entourée des volutes de fumée s'échappant d'une cigarette, le regard fixé sur un tableau qu'elle venait de s'offrir. Ce tableau représentait un champs de blé et parmi l'or de ses épis surgissaient de rouges coquelicots. C'est beau un coquelicot et si fragile, ses larges pétales froissés pareils à des rubis s'harmonisent à merveille avec le noir bleuté de son coeur.

          Anne-Marie est née un jour de carnaval, c'est pour cette raison, peut-être qu'elle aime faire la fête. Ses amis sont nombreux  ,elle aime recevoir, voir du monde, pouvoir discuter à loisir. C'est de son père qu'elle tient cela car moi je suis plutôt une solitaire, bien qu'à l'occasion j'aime converser aussi, en petit comité. Dimanche dernier Anne-Marie nous a conviés à partager son repas pour que nous fêtions ensemble son anniversaire. La journée fût agréable, ensoleillée et malgré un brin de fraîcheur nous avons pris l'apéritif sur la terrasse, le café également. Le repas terminé, les bougies soufflées, je ne sais qui a demandé un discours. C'est difficile de faire un discours lorsqu'on est pris à l'improviste, mais ma chère fille s'en est bien sortie, elle a, entre autre, remercié ses frères de lui avoir donné des belles soeurs  sympathiques et a loué l'entente qui nous unissait mes soeurs et moi. 

Par lasarsanaise
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Jeudi 12 mars 2009
 





Jean-Paul sous les tropiques

Nos esprits vagabonds s'envolent vers les îles
Celles des Amériques les lointaines Antilles
Nos pensées vont vers toi cher enfant exilé
Parmi les bananiers et les palétuviers

Nous te voyons assis sous un arbre géant
Respirant l'air marin du proche océan

Te grisant des attraits des rives atlantiques

Inondées de soleil sous le ciel des tropiques

 

Pour apaiser ta peine vaincre ta nostalgie

La mer des Caraïbes gentiment te convie
A jouir de la splendeur des récifs de coraux
Immergés sous le bleu transparent de ses eaux

Ainsi nous t'aimerions rêvant sur le lagon
En savourant les fruits des grands philodendrons
Ou, quand le soir déploie ses pourpres oripeaux,
Voguant sur un rafiot balancé par le flot

Reviendras-tu bientôt voir nos monts triomphants
Tout dorés de lumière à l'heure du couchant?
A l'heure ou nos regards au delà du vallon
Cherchent à imaginer le lointain horizon.

 

Par lasarsanaise
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Dimanche 8 mars 2009




Marc et l'amour de Flore

Lorsque tu vis le jour un matin de printemps,
C'était un treize avril, il y à  ...quelques ans
Ton regard se posa sur la nature en liesse
Renaissant sous les doigts divins d'une déesse

Flore pour te séduire d'atours s'était parée
Ses jupes miroitaient en plis ensoleillés,
Ton coeur fût transporté devant cette splendeur
Et c'est pourquoi depuis tu aimes tant les fleurs

De la moindre fleurette en ce mois prodigieux
S'ouvrant sous la caresse d'un soleil radieux,
Du sous bois de violettes aux jardins enchanteurs Flamboyant  de lumières, pour toi tout est charmeur

Tu aimes la pervenche sur la pente des monts
L'iris de nos montagnes et le lys martagon,
Une fraîche aubépine, de riches orchidées,
Et les fières tulipes aux robes satinées.

Tu rêves sous l'ombelle des cerisiers en fleur
Tu aimes, du lilas, l'enivrante senteur
Et le subtil parfum s'exhalant de la rose
Qui en ce mois d'avril dans son bouton repose.

Et désormais tu vas, l'appareil à la main
Mettre en carte les fleurs trouvées sur ton chemin
Ainsi les jours d'hiver comme ceux de l'été
Tu peux voir sur écran tes chères bien-aimées.


 

Par lasarsanaise
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Mercredi 25 février 2009

Mon père

         "Mon père ce héros" disait le grand Hugo. Le mien père, était-il un héros? Je ne sais qu'une chose, il était mon père et je l'aimais tel qu'il était. Avait-il des défauts? Je ne lui voyais que des qualités, pour moi, il était l'exemple a suivre. Malgré sa voix autoritaire ajoutée à son apparence sévère, il savait rire et je m'entendais à merveille avec lui. Un dimanche, lors d'une promenade en famille à la campagne, il ôta son veston qui le gênait sous le soleil, et moi, je m'enveloppai dans ce vêtement avec l'impression que ma place était là, là ou je me trouvais si bien, même sous la chaleur, j'étais en sécurité.

         Nous avions des conversations ou notre avis parfois différait, je lui tenais tête, il m'accusait alors d'être plus têtue que les ânes de Batsurguère, car ici nous ne sommes pas têtue comme des Bretons, mais comme les ânes de la vallée voisine et moi je l'étais plus qu'eux, ce n'était pas peu dire. Enfant, il me grondait aussi, bien sûr je n'avais pas tous les droits, et si il lui arrivait de le faire à tort, comme cela peut arriver à tous les parents, j'en éprouvais d'autant plus de chagrin que c'était lui qui me le causait.

         Un de mes premiers souvenir, souvenir lointain, j'allais sur mes trois ans je pense. Je suis devant la porte de la cuisine, celle de l'atelier de mon père est en face, grande ouverte, mon père est là devant l'établi et fouillant dans sa boîte à outils, il m'appelle. j'avance de quelques pa s et je reste figée devant l'entrée n'osant aller plus loin. "approche, insiste t-il". Comment pensais-je, pourquoi veut-il que j'entre, il sait bien que maman nous le défend, pourquoi veut-il me faire gronder? Voyant ma volonté de rester sur le seuil, c'est lui qui vint vers moi et il me donna un petit soldat de plomb trouvé  sur un chantier. Cette lointaine image, ce petit soldat offert restent pour moi un des plus beau cadeau.
   

Par lasarsanaise
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Mardi 10 février 2009

 Ma grand-mère

       Toute vêtue de noir, austère dans sa mise comme dans son attitude, telle était ma grand-mère. Elle nous parlait peu, mais lorsqu'il lui arrivait de nous emmener soit au marché soit à l'église, elle rencontrait des gens avec qui elle bavardait énormément dans une langue qui nous était inconnue. Elle nous présentait  "Les filles à Raoul" disait-elle. Nous, mes deux soeurs et moi, nous ne savions pas qui étaient ces personnes. Toujours est-il que ces conversations se terminaient par un "adishatz" qui m'étonnait beaucoup. Pourquoi me demandais-je, pourquoi leur dit-elle "adieu chat". Je n'osais lui demander, elle m'intimidait.

      Connaissait-elle nos prénom? Pour elle  nous étions tous, garçons ou filles, des enfants. Bonjour enfant,  fais attention enfant, as-tu bien travaillé enfant?  Si nous passions la voir à la sortie de l'école, elle ne nous laissait pas repartir sans mille recommandations. Soyez rentrées avant la nuit, n'acceptez pas de bonbons, si un monsieur vous propose de vous raccompagner dans son automobile, surtout refusez. Des automobiles, il y en avait peu à l'époque, et peu aussi de téléphones pour avertir que nous étions de retour à la maison.

      Je me souviens d'un jour de Toussaint froid et pluvieux ou nous sommes allées au cimetière. Là, notre Mémère Julie ( c'est ainsi que nous l'appelions) achetait des fleurs aux marchands ambulants qui stationnaient près de l'entrée, elle choisissait de beaux chrysanthèmes aux couleurs automnales, aux longues tiges fraîchement coupées. Le marchand enveloppait le tout dans une feuille de papier cloqué au ton mauve ou violet selon le choix. Cette gerbe n'avait pas de vase pour l'accueillir, elle était déposée ainsi sur la tombe. Chez nous c'était une parcelle de terre bordée de buis, parsemée de pensées et surmon tée d'une croix de fer.

      Ma grand-mère se portait bien, du moins c'est ce que l'on disait lorsqu'une personne prenait  de l'embonpoint, mais en faît elle s'essoufflait et peu à peu elle n'allât pas bien du tout. Je n'avais pas onze ans lorsqu'elle est décédée. Malgré son air sévère, je sais que son coeur renfermait une grande bonté? Par des petits riens, un geste, un regard, je savais qu'elle nous aimait.

Par lasarsanaise
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Mardi 6 janvier 2009
                           Le s fêtesde noel à peine terminées, les voeux de bonne année reçus ou envoyés, voilà que ce matin la campagne enneigée nous offre une bien jolie carte. Chaudement habillée, solidement chaussée je ne suis sortie que pour aller jusqu'à la boîte aux lettres, je n'ai même pas fait le tour de mon jardin. je me suis contentée ...d'écrire. 

 

       Jour de neige



La neige est tombée drue cette nuit
Sur le sol tout est blanc au matin
Et tout est ordre dans le jardin.
Mais la haut dans le ciel tout est gris
Gris pâle gris uni sans un nuage,    

Sans la moindre parcelle de bleu
Pour nous faire espérer tant soit peu
Et donner des couleurs à l'image.

Bien au chaud derriere la fenêtre
Je regarde la carte de veoux
Sur laquelle légers et soyeux
Les flocons en tournoyant volettent
Puis lentement sans bruit sans murmure
Ils se déposent sur le velours

Qui recouvre la ville alentours
L'immobile manteau de froidure.

Par lasarsanaise
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Jeudi 11 décembre 2008
 

Lasarsanaise vous
 souhaite un joyeux Noël et vous transmet tous ses voeux de
bonne et heureuse année
pour2009


Après la fête

J'ouvre la porte de la chambre
Seigneur!Tous ces papiers froissés
Là, sur le lit amoncelés,
 D'autres dans un coin. Il me semble
Que des baudruches dégonflées
Ont été laissées là oubliées

Sur les deux chaises de la chambre
Des cartons vides abandonnés,
D'autres,sur le sol sont restés.
Sous le pâle jour de décembre
Scint illent rubans coloré
De teintes vives entremêlées.

Hier matin pourtant dans la chambre,
De beaux paquets enrubannés
Amoureusement préparés,
S'harmonisaient avac l'ensemble
Des jeux friandises et poupées
Posés près de la cheminée.
  
    
        
                                                                   

Par lasarsanaise
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