Il y à déjà bien longtemps, mon époux avait peint un carton tout noir avec un gros rond rouge en son centre.
Il avait intitulé son oeuvre "Nuit de fièvre" J'ai voulu à ma manière montrer comment je voyais ces nuits cauchemardesques.
Nuit de fièvre
Dans un ciel flamboyant surgit un flot de braises
Qui retombe en fumant sur l'acier de longs glaives
Ne laisse pas tomber sur moi ces hallebardes
Seigneur! Si je t'ai offensé c'est par mégarde.
Je veux fuir, veux détourner la tête, mais mes yeux
Emplis d'effroi ne quittent pas ce coin des cieux
Qui malgré ses feux ne peut réchauffer la terre
Je frissone et je pleure, je fais une
prière.
Épargne moi mon Dieu, j'aimerai mon prochain
Je ne pêcherai plus, partagerai mon pain.
Dans mon corps pétrifié circule un sang glacé
Et je tombe à genou sur le sol verglacé.
Immergeant dans la nuit peuplée de ses démons
Je me laisse emporter vers un gouffre profond.
Tout s'assombrit, mon corps vaincu s'apaise enfin...
Et soudain je vois poindre, les clartés du matin.
Par lasarsanaise
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Il y à déjà plusieurs années, ma soeur, celle que l'on nomme Fafane, nous avait conviés à déjeuner afin de déguster
ensemble une poule faisane que son époux chasseur venait de capturer. Maman, qui vivait à cette époque avec moi, me demanda d'écrire un petit compliment pour l'occasion. C'est fait, lui dis-je,
j'ai eu trois pensées pour ma soeur, te conviennent-elle? Les voici.
Lorsque je pense à ma soeur
A toi ma chère soeur
Toi qui me dis experte
Dans l'art de composer
Compliments et sonnets
Toi qui avec bonheur
Dans ce bel art excelles
J'ose à peine dédier
Ce bien humble billet
Ma chère soeur Fafane
Qui pour nous aujourd'hui
Longuement t'es penchée
Surla poule
faisane
Si vaillamment
plumée
Et que d'heures
passées
Sur les
pâtisseries
Bien joliment dressées
Ah! ma très chère
soeur
Saurais-je te l'écrire
Ce qui se cache en moi
Que je garde en mon coeur
Qu'une pudeur extrême
M'empêche de te dire
Que pourtant tu perçois
Car tu sais quand l'on t'aime.
Par lasarsanaise
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Me voici de retour, diverses occupations, plus des ennuis d'internet, m'ont tenue éloignée de mon blog. J'y reviens
aujourd'hui avec, (encore) deux anniversaire fêtés il y à plusieurs années déjà.
Sur le chemin des âges
Bonjour à vous, mes soeurs, belles quinquagénaires
Qui assumez gaiement votre maturité
Vous qui vous balancez entre deux cinquantaines
A vous qui nous conviez à l'heureux jubilé.
Il est bien sûr grisant d'atteindre l'apogée
De toucher le sommet et, du haut de ces lieux
Voir gravir les plus jeunes décroître les aînés
Qui suivent les sentiers tracés par leurs aieux
Mais nous vous en prions, mes soeurs, ralentissez
Savourez les bonheurs de ce point culminant
Car plus vous descendrez, plus vous nous pousserez
Nous qui sommes déjà sur l'envers du versant.
Un fugitif regret nous effleure
parfois
Nous qui savons pourtant combien la pente est douce
Agréable à nos pas ensemencée de
joies
Tout comme sur la face où la vie prend sa source.
S'il est vrai que jamais sur le chemin des âges
Vous ne nous rejoindrez, nous serons près de vous
Demain, mes soeurs, nous recouvrirons vos visages
D'innombrables baisers, ils seront des plus doux
Pour toi qui de toujours fût la petite soeur,
Celle que l'on vit naître, notre soeur bien aimée.
Emplis de nos tendresses pour notre chère soeur,
Pour vous qui fût choisie, notre soeur adoptée.
Par lasarsanaise
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Anne-Marie,
ma fille
Il y à
quelques années j'avais écrit pour elle un petit poème, je l'ai perdu, je ne sais ce qu'il est devenu, peut-être mis à la poubelle au milieu de divers brouillons. Je sais que je ne lui ai pas
donné car Anne-Marie n'est pas très attirée par la poésie, elle préfère philosopher. Dans ce poème, je la voyais allongée sur son canapé, entourée des volutes de fumée s'échappant d'une
cigarette, le regard fixé sur un tableau qu'elle venait de s'offrir. Ce tableau représentait un champs de blé et parmi l'or de ses épis surgissaient de rouges coquelicots. C'est beau un
coquelicot et si fragile, ses larges pétales froissés pareils à des rubis s'harmonisent à merveille avec le noir bleuté de son coeur.
Anne-Marie est née un jour de carnaval, c'est pour cette raison, peut-être qu'elle aime faire la fête. Ses amis sont nombreux ,elle
aime recevoir, voir du monde, pouvoir discuter à loisir. C'est de son père qu'elle tient cela car moi je suis plutôt une solitaire, bien qu'à l'occasion j'aime converser aussi, en petit comité.
Dimanche dernier Anne-Marie nous a conviés à partager son repas pour que nous fêtions ensemble son anniversaire. La journée fût agréable, ensoleillée et malgré un brin de fraîcheur nous avons
pris l'apéritif sur la terrasse, le café également. Le repas terminé, les bougies soufflées, je ne sais qui a demandé un discours. C'est difficile de faire un discours lorsqu'on est pris à
l'improviste, mais ma chère fille s'en est bien sortie, elle a, entre autre, remercié ses frères de lui avoir donné des belles soeurs sympathiques et a loué l'entente qui nous unissait mes
soeurs et moi.
Par lasarsanaise
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Jean-Paul sous les tropiques
Nos esprits vagabonds s'envolent vers les îles
Celles des Amériques les lointaines Antilles
Nos pensées vont vers toi cher enfant exilé
Parmi les bananiers et les palétuviers
Nous te voyons assis sous un arbre géant
Respirant l'air marin du proche océan
Te grisant des attraits des rives
atlantiques
Inondées de soleil sous le ciel des
tropiques
Pour apaiser ta peine vaincre ta
nostalgie
La mer des Caraïbes gentiment te convie
A jouir de la splendeur des récifs de coraux
Immergés sous le bleu transparent de ses eaux
Ainsi nous t'aimerions rêvant sur le lagon
En savourant les fruits des grands philodendrons
Ou, quand le soir déploie ses pourpres oripeaux,
Voguant sur un rafiot balancé par le flot
Reviendras-tu bientôt voir nos monts triomphants
Tout dorés de lumière à l'heure du couchant?
A l'heure ou nos regards au delà du vallon
Cherchent à imaginer le lointain horizon.
Par lasarsanaise
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Marc et l'amour de Flore
Lorsque tu vis le jour un matin de printemps,
C'était un treize avril, il y à ...quelques ans
Ton regard se posa sur la nature en liesse
Renaissant sous les doigts divins d'une déesse
Flore pour te séduire d'atours s'était parée
Ses jupes miroitaient en plis ensoleillés,
Ton coeur fût transporté devant cette splendeur
Et c'est pourquoi depuis tu aimes tant les fleurs
De la moindre fleurette en ce mois prodigieux
S'ouvrant sous la caresse d'un soleil radieux,
Du sous bois de violettes aux jardins enchanteurs Flamboyant de lumières, pour toi tout est charmeur
Tu aimes la pervenche sur la pente des monts
L'iris de nos montagnes et le lys martagon,
Une fraîche aubépine, de riches orchidées,
Et les fières tulipes aux robes satinées.
Tu rêves sous l'ombelle des cerisiers en fleur
Tu aimes, du lilas, l'enivrante senteur
Et le subtil parfum s'exhalant de la rose
Qui en ce mois d'avril dans son bouton repose.
Et désormais tu vas, l'appareil à la main
Mettre en carte les fleurs trouvées sur ton chemin
Ainsi les jours d'hiver comme ceux de l'été
Tu peux voir sur écran tes chères bien-aimées.
Par lasarsanaise
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Mon père
"Mon père ce héros" disait le grand Hugo. Le mien père, était-il un héros? Je ne sais qu'une
chose, il était mon père et je l'aimais tel qu'il était. Avait-il des défauts? Je ne lui voyais que des qualités, pour moi, il était l'exemple a suivre. Malgré sa voix autoritaire ajoutée à son
apparence sévère, il savait rire et je m'entendais à merveille avec lui. Un dimanche, lors d'une promenade en famille à la campagne, il ôta son veston qui le gênait sous le soleil, et moi, je
m'enveloppai dans ce vêtement avec l'impression que ma place était là, là ou je me trouvais si bien, même sous la chaleur, j'étais en sécurité.
Nous avions des conversations ou notre avis parfois différait, je lui tenais tête, il m'accusait alors d'être plus têtue
que les ânes de Batsurguère, car ici nous ne sommes pas têtue
comme des Bretons, mais comme les ânes de la vallée voisine et moi je l'étais plus qu'eux, ce n'était pas peu dire. Enfant, il me grondait aussi, bien sûr je n'avais pas tous les
droits, et si il lui arrivait de le faire à tort, comme cela peut arriver à tous les parents, j'en éprouvais d'autant plus de chagrin que c'était lui qui me le causait.
Un de mes premiers souvenir, souvenir lointain, j'allais sur mes trois ans je pense. Je suis devant la porte de la
cuisine, celle de l'atelier de mon père est en face, grande ouverte, mon père est là devant l'établi et fouillant dans sa boîte à outils, il m'appelle. j'avance de quelques pa
s et je reste figée devant l'entrée n'osant aller plus loin.
"approche, insiste t-il". Comment pensais-je, pourquoi veut-il que j'entre, il sait bien que maman nous le défend, pourquoi veut-il me faire gronder? Voyant ma volonté de rester sur le seuil,
c'est lui qui vint vers moi et il me donna un petit soldat de plomb trouvé sur un chantier. Cette lointaine image, ce petit soldat offert restent pour moi un des plus beau cadeau.
Par lasarsanaise
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Le

s fêtesde noel à peine terminées, les voeux de bonne année reçus ou envoyés, voilà que ce matin la
campagne enneigée nous offre une bien jolie carte. Chaudement habillée, solidement chaussée je ne suis sortie que pour aller jusqu'à la boîte aux lettres, je n'ai même pas fait le tour de
mon jardin. je me suis contentée ...d'écrire.
Jour de neige
La neige est tombée drue cette nuit
Sur le sol tout est blanc au matin
Et tout est ordre dans le jardin.
Mais la haut dans le ciel tout est gris
Gris pâle gris uni sans un nuage,
Sans la moindre parcelle de bleu
Pour nous faire espérer tant soit peu
Et donner des couleurs à l'image.
Bien au chaud derriere la fenêtre
Je regarde la carte de veoux
Sur laquelle légers et soyeux
Les flocons en tournoyant volettent
Puis lentement sans bruit sans murmure
Ils se déposent sur le velours
Qui recouvre la ville alentours
L'immobile manteau de froidure.
Par lasarsanaise
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Lasarsanaise vous
souhaite un joyeux Noël et vous transmet tous ses voeux de
bonne et heureuse année
pour2009
Après la fête
J'ouvre la porte de la chambre
Seigneur!Tous
ces papiers froissés
Là, sur le lit amoncelés,
D'autres dans un coin. Il me semble
Que des baudruches dégonflées
Ont été laissées là oubliées
Sur les deux chaises de la chambre
Des cartons vides abandonnés,
D'autres,sur le sol sont restés.
Sous le pâle jour de décembre
Scint illent rubans coloré
De teintes vives entremêlées.
Hier matin pourtant dans la chambre,
De beaux paquets enrubannés
Amoureusement préparés,
S'harmonisaient avac l'ensemble
Des jeux friandises et poupées
Posés près de la cheminée.
Par lasarsanaise
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